La CPME formule des propositions pour une sobriété numérique des PME

Désireuse d’accompagner les TPE-PME vers un numérique innovant et engagé pour l’environnement, la Confédération des PME a rejoint Planet Tech’Care, initiative visant à accompagner les entreprises pour intégrer le numérique à leur stratégie environnementale et réduire son impact sur l’environnement. 

Pour conjuguer impératif économique et transition énergétique, la CPME entend s’appuyer sur le numérique pour aider les entreprises à réduire leur consommation d’énergie. Et ce, tout en les incitant à utilisant pleinement les potentialités du numérique, indispensable au développement des entreprises. 

Afin de faire face à la hausse des prix de l’électricité et diminuer sa consommation, la CPME plaide pour la mise en place de solutions pragmatiques consistant, par exemple, à adopter un certain nombre de bonnes pratiques pour naviguer sur internet, pour utiliser les applications, pour stocker ses données…  

Alors que le numérique représente 10,3 % de notre consommation électrique, ce qui correspond à 6 fois la consommation électrique d’une ville comme Paris et pour tendre vers davantage de sobriété numérique, les entreprises peuvent agir en éteignant les appareils plutôt qu’en les mettant en veille, ou en privilégiant le téléchargement au streaming en cas d’utilisation répétée. Ces actions, mises bout à bout, impactent considérablement notre consommation. 

Mais il convient avant tout de favoriser l’éco-conception et le réemploi, ce qui pourrait être encouragé via un taux de TVA réduit pour les services de réparation. Moderniser le réseau, en remplaçant les réseaux cuivre par la fibre sur l’ensemble du territoire, ou mieux gérer la consommation des data centers sont également des objectifs à atteindre.  

Chaque entreprise peut agir, c’est pourquoi la Confédération des PME appelle à la création de modules gratuits, à l’intention des dirigeants et des salariés, au sein desquels des experts proposeraient des solutions adaptées à la taille et au secteur d’activité de l’entreprise.

Télécharger les propositions de la CPME pour la sobriété numérique 

Communiqué de Presse le 26 septembre 2022

5 entrepreneurs de talent lauréats des Trophées PME réussir avec le numérique 2022

Mercredi 21 septembre, 5 chefs d’entreprise ont été récompensés, à la CPME, en présence du ministre délégué chargé de la Transition numérique, Jean-Noël Barrot. Des secteurs d’activité et des démarches diverses, mais un point en commun : la période Covid a contraint ces TPE et ces PME à se digitaliser en urgence, une démarche couronnée de succès. 

A travers ces trophées, la CPME et ses partenaires valorisent chaque année, des démarches exemplaires d’entrepreneurs qui ne sont pas des spécialistes de la tech et qui ont pris le virage digital.

Cette année, 4 prix ont été décernés en combinant la note du jury, qui a sélectionné 15 dossiers parmi les 150 dossiers reçus au mois de juillet, et la note du public, qui a voté en ligne du 22 août au 20 septembre, la 1ère note comptant pour 60% et la seconde, comptant pour 40% de la note finale. Un 5ème prix, le prix Coup de cœur, a été attribué uniquement sur dossier, à un entrepreneur ayant créé un site en .fr.

Les lauréats 2022, qui gagnent chacun une dotation de 7000€ et une belle visibilité pour leur entreprise, sont :
 

  • Prix Le numérique, accélérateur de développement : Fabienne Leclerc, dirigeante de Camaëlle, fabricant de peintures biosourcées et de produits de décoration en Charente, qui a développé son propre site de e-commerce et a augmenté sensiblement son chiffre d’affaires.
    Voir sa démarche en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=rPFje_iGuIU / La contacter : n° 06 70 06 65 47 – https://www.camaelle.com/
     
  • Prix Le numérique pour la notoriété : Rémi Boute & Alexandra Charroin Spangenberg, co-gérants de la librairie de Paris à Saint Etienne, ont investi avec talent les réseaux sociaux et ont atteint leur objectif : drainer de nouveaux clients « physiquement », dans leur librairie.
    Voir leur démarche en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=WGg9Sxuxets/ Les contacter : n° 04 77 49 21 25 – https://www.librairiedeparis.com  
     
  • Prix Le numérique, vecteur d’inclusion : Hélène Royer, dirigeante de l’Atelier de la Mabilais, un établissement de services d’accompagnement par le travail d’agencement bois près de Rennes, employant 140 équipiers en situation de handicap qui ont été formés et accompagnés pour se digitaliser. 
    Voir sa démarche en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=HRvyoniJf5o/ La contacter : n° 07 83 74 68 38 – https://www.lamabilais.com/  
     

Prix Le numérique pour les RH : Philippe Bénito, dirigeant de l’entreprise Les métiers partagés, en Centre Val de Loire qui a développé une solution RH pour ses collaborateurs.
Voir sa démarche en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=V6MKebP3LiI/ Le contacter : n° 06 33 79 44 21 – https://metierspartages.com 

  • Prix Coup de cœur : Anne Raillard, dirigeante de la PME industrielle Breiz Inox en Loire Atlantique, qui a créé son site BtoB en .fr et a ainsi atteint ses objectifs commerciaux. Plus d’infos : https://breizinox.fr/ La contacter : n° 02 40 63 29 29
     

Les Trophées PME réussir avec le numérique ont été organisés par la CPME en partenariat avec : Meta, France Num, Indeed, VYV – Harmonie Mutuelle, AG2R La Mondiale, l’AFNIC ainsi que les fédérations CINOV et EBEN.

Prochaine édition en 2023. 

communique de Presse le 22 septembre 2022

« Repousser la renégociation des contrats d’énergie » : plus facile à dire qu’à faire !

Le président de la République s’est exprimé pour inciter les entreprises en fin de contrat à « repousser la renégociation des contrats d’énergie ».

Cette déclaration traduit sans conteste une salutaire prise de conscience sur les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises du fait des insupportables augmentations des prix de l’énergie. La CPME ne cesse d’alerter depuis des mois sur le danger mortel qui pèse sur beaucoup d’entreprises alors qu’un grand nombre de contrats viennent à échéance en fin d’année. 

Dans les faits, les PME se voient, sous peine de coupure, imposer des conditions par les énergéticiens sans aucune marge de négociation. Il est possible que les grandes entreprises soient en capacité de peser sur les fournisseurs d’énergie et de « repousser la renégociation des contrats d’énergie ». Ce n’est pas le cas des PME. 

Pire encore, bien souvent, nul n’est en capacité de garantir aux PME des volumes ou de s’engager sur des prix alors même que les hypothèses sont purement et simplement délirantes. 

Dans ce contexte, il est plus que jamais impératif d’instaurer au niveau européen un tarif réglementé des prix du gaz et de l’électricité, pour les PME. Et la France doit se mobiliser sur ce point. Il y a désormais une obligation de résultat.

Communiqué de Presse le 22 septembre 2022

Trophées du numérique : Le 21 septembre, la CPME présentera ses propositions pour la sobriété numérique, en présence du ministre Jean-Noel Barrot

Conçus pour sensibiliser les dirigeants de TPE-PME à la nécessité d’effectuer leur transition numérique, les Trophées PME réusssir avec le numérique vont récompenser pour la 4ème fois des entrepreneurs qui ont pris le tournant digital avec succès.

Mercredi 21 septembre, de 17h30 à 19h30, la CPME accueillera la remise des prix dans ses murs en présence du ministre délégué chargé de la Transition numérique. Elle sera retransmise en digital. Les 5 lauréats 2022, choisis parmi les 15 finalistes en compétition, seront dévoilés. Chaque lauréat recevra une dotation de 7 000 € pour poursuivre la digitalisation de son entreprise, et bénéficiera d’une belle visibilité.

L’opportunité de découvrir des témoignages d’entrepreneurs issus des territoires, qui ne sont pas des spécialistes de la tech et qui se sont lancés dans le numérique pour développer leur entreprise. Les finalistes sont : garagiste, libraire, galeriste, fabricant de peintures, concepteur de mobilier, dirigeants d’entreprises de travail temporaire, de magasins de fruits et légumes, de salle de sport, d’ESAT ou  encore d’un réseau de camions-ateliers itinérants qui parcourent la campagne pour résoudre la fracture numérique. Ils seront tous présents.

Ils concourent à l’un des 5 prix : accélération du développement par le numérique, le numérique pour la notoriété, le numérique pour l’inclusion, le numérique pour les RH ou encore le prix coup de cœur qui distingue un entrepreneur qui a lancé son site en .fr

  • Animée par la journaliste Géraldine Lance-Perrin, la soirée s’ouvrira à 17h30 par une keynote « cybersécurité » animée par l’expert Marc Bothorel qui donnera aux chefs d’entreprise des conseils pratiques pour se prémunir des attaques cyber et répondra aux questions du public.
     
  • A 18h00, François Asselin ouvrira la remise des prix. 5 partenaires dévoileront, tour à tour, les noms des lauréats : Clémence Dubois, responsable des partenaires institutionnels, Facebook ; Pascal Martinez, directeur des Systèmes d’Information et du Digital, AG2R La Mondiale ; Eric Gras, expert du marché de l’emploi, Indeed ; Jean-Pascal Dannaud, directeur région Ile-de-France Harmonie Mutuelle et Pierre Bonis, directeur général de l’AFNIC. La démarche de chaque finaliste sera présentée avant que les lauréats ne viennent recevoir leur trophée. 
     
  • A 19h, Alain Assouline, président de la commission numérique de la CPME, présentera en avant-première les propositions de la CPME pour la sobriété numérique.  Défendant l’idée d’un numérique au service de la transition énergétique, la Confédération propose le déploiement d’actions répondant à 5 objectifs : éco-concevoir et favoriser le réemploi ; moderniser le réseau ; réduire l’impact énergétique des data centers ; élaborer avec les entreprises une charte et des guides de bonnes pratiques et enfin,  améliorer l’information des entreprises sur leur consommation.
     
  • A 19h15, le ministre chargé de la Transition numérique et des Télécommunications Jean-Noel Barrot prononcera le discours de clôture

Merci aux partenaires 2022 : Meta, AG2R La Mondiale, le groupe VYV – Harmonie mutuelle, Indeed, l’AFNIC, les fédérations CINOV, EBEN et France Num.

INFORMATIONS PRATIQUES

4ème édition des Trophées PME réussir avec le numérique
Mercredi 21 septembre de 17h30 à 19h30
CPME : 10, terrasse Bellini, 92800 Puteaux cedex (métro Esplanade de la Défense, ligne 1)
Accueil à partir de 17h00
Remise des prix suivie d’un cocktail à 19h30 en présence du ministre Jean-Noël Barrot.

Toute l’information sur les Trophées 2022 et les 15 finalistes en cliquant ici

Communiqué de Presse le 19 septembre 2022

Crise de l’énergie : la CPME réclame d’urgence un « bouclier européen gaz et électricité » pour les PME

De 1 à 10. Voire même davantage. C’est l’explosion des prix de l’énergie.

Cette situation menace désormais la survie de nombreuses PME dans l’incapacité de maintenir leur modèle économique alors même que seules un tiers d’entre elles ont aujourd’hui accès au tarif réglementé du prix de l’électricité.

Les alertes se multiplient, en particulier dans l’industrie ou dans l’agroalimentaire. Le renouvellement des contrats arrivés à terme montre que la marge de négociation des PME auprès des énergéticiens est quasiment nulle, ces derniers refusant même fréquemment de prendre des engagements sur les prix ou les volumes de livraison.

La mise en place d’aides ponctuelles ne résoudra malheureusement pas le problème. La « chasse au gaspi » engagée dans les entreprises, non plus. Pour éviter une vague de faillites, il est désormais essentiel d’agir pour limiter les hausses de prix et garantir les volumes de livraison.

Les discussions sur la fixation des prix de l’énergie se déroulant à l’échelon européen, la CPME réclame donc la mise en place d’un « bouclier tarifaire » européen pour les PME, tant pour le gaz que pour l’électricité. La mise en place d’un tarif réglementé accessible à toutes les entreprises est une absolue nécessité. Il est impératif de limiter les augmentations et de redonner de la visibilité aux entreprises.

Parallèlement, au niveau national, l’Accès Régulé à l’Energie Nucléaire (ARENH) doit permettre de garantir un volume supérieur d’électricité à des prix plus accessibles, sa renégociation doit donc être engagée en urgence par les pouvoirs publics.

Il n’est plus temps de procrastiner.

Communiqué de Presse le 14 septembre 2022

Réformer l’assurance-chômage est une priorité

Alors que la réforme de l’assurance-chômage est aujourd’hui à l’ordre du jour du Conseil des ministres, la CPME tient à rappeler l’urgence de cette réforme.

Selon une enquête récente de la Confédération des PME*, 94% des chefs d’entreprise qui cherchent à recruter, rencontrent des difficultés. La notion de métiers en tension n’existe plus. Aujourd’hui, quasiment tous les métiers dans tous les secteurs sont concernés et le secteur public n’échappe pas à cette règle. Certaines entreprises se retrouvent en difficulté, devant, de ce fait, renoncer à des marchés ou réduire leur activité. Cette situation est incompréhensible alors que plusieurs millions de demandeurs d’emploi continuent à être indemnisés par Pôle emploi.
 
Dans ce contexte, il est urgent de réformer l’assurance-chômage. Mettre fin à certains abus qui pénalisent l’ensemble des demandeurs d’emploi et des entreprises en fragilisant financièrement l’UNEDIC, dont la dette, faut-il le rappeler, avoisine les 64 milliards d’euros, est également nécessaire. Est-il par exemple logique qu’un salarié en CDD à qui son employeur propose un CDI puisse refuser et s’inscrire à Pôle emploi en tant que demandeur d’emploi indemnisé ? Son choix doit être respecté mais il n’y a aucune raison que la collectivité en supporte financièrement les conséquences. Il en va de même pour les 53% de ceux qui quittent volontairement leur poste pour « se consacrer à autre chose qu’à leur vie professionnelle. »*
 
Sans revenir sur le mode de calcul du montant des allocations, la CPME estime nécessaire de moduler, au niveau national, la durée des allocations chômage et les conditions d’accès à l’indemnisation en fonction de la situation de l’emploi, et ce suivant des critères objectifs prédéterminés. En période économique florissante, les critères d’accès à l’indemnisation seraient durcis. A l’inverse, ils seraient assouplis en cas de tension sur le marché de l’emploi. Il conviendrait également de revoir les règles en cas de refus successifs d’offres raisonnables d’emploi. L’assurance-chômage doit retrouver sa fonction première consistant à indemniser les personnes rencontrant un accident professionnel et recherchant un emploi.
 
Parallèlement, la CPME milite pour un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi en rendant systématique une Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) consistant à former une personne pour un poste déterminé. Son taux d’efficacité dépasse les 80%. Enfin, il conviendra de s’interroger sur les moyens d’inciter à la reprise d’un emploi alors que l’écart existant entre le SMIC et le cumul des différents revenus de remplacement (RSA ; ARE) est plus que faible. 
 
La CPME, première organisation patronale en nombre d’entreprises adhérentes, est naturellement prête à échanger avec ses homologues du MEDEF et de l’U2P ainsi que les 5 organisations syndicales de salariés, gestionnaires ensemble du régime d’assurance-chômage, sur ces différents points, et ce dans le cadre d’une négociation interprofessionnelle dont elle souhaite qu’elle puisse s’ouvrir rapidement.
 
*Télécharger l’enquête CPME du 13/07/2022 sur la santé économique et l’emploi dans les PME : ici. 
 

Les grandes entreprises ne peuvent rester sourdes aux difficultés de leurs clients

Alors que 77% des dirigeants ont le sentiment que leurs fournisseurs profitent de la situation*, il est impératif de rétablir davantage de solidarité et de transparence entre les petites et les grandes entreprises.

Se contenter de taxer les profits en faisant rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat ne résoudrait en rien les difficultés des PME. Bien au contraire. Mais les grandes entreprises, en métropole comme dans les territoires ultramarins, ne peuvent rester sourdes aux difficultés de leurs clients qui ont du mal à comprendre et à accepter certaines situations.

C’est dans cet état d’esprit que la CPME a entamé des discussions avec plusieurs grands fournisseurs incontournables pour bon nombre de PME.

Dans ce contexte, il convient de souligner l’effort de l’armateur CMA-CGM, entreprise française mais géant mondial, qui a fait droit ce jour à plusieurs de nos demandes, en augmentant la réduction du taux de fret jusqu’ici réservée à certaines grandes enseignes et en l’étendant aux TPE-PME importatrices mais également, et c’est une nouveauté, exportatrices. Ces mesures représentent des réductions jusqu’à 25 % du taux de fret.

Les échanges se poursuivront pour faire en sorte de garantir des délais de livraison acceptables et pour solutionner les difficultés de récupération des marchandises dans les ports. Il est maintenant souhaitable que les autres acteurs de ce secteur, ou de celui de l’énergie, fassent de même.*Source : enquête de conjoncture CPME, juillet 2022.

Communiqué de Presse le 22 juillet 2022

Enquête CPME : l’inflation frappe de plein fouet les PME avec des difficultés de recrutement et un turn-over sans précédent

La CPME publie les résultats de l’enquête qu’elle a mené auprès de 2300 dirigeants de TPE-PME*, pour ausculter la santé économique et la situation de l’emploi dans les entreprises. Les chiffres sont sans appel.

Sur le front de l’inflation, sans surprise, 93% des chefs d’entreprise sont impactés par la hausse des prix de leurs fournisseurs. L’enquête révèle que 77 % d’entre eux ont le sentiment que leurs fournisseurs profitent de la situation pour augmenter leurs prix sans justification.

Un problème d’autant plus aigu qu’un tiers des entreprises impactées voient l’inflation augmenter leur prix de revient de plus de 10 %. Or, 30 % des chefs d’entreprise ne reportent pas cette hausse sur leurs prix de vente, principalement par crainte de la réaction de leurs clients.

Si au 1er semestre 2022, l’avis des dirigeants de TPE-PME est plutôt favorable quant à l’évolution de la situation globale de leur entreprise. (37 % d’entre eux constatent une amélioration par rapport au semestre précédent, quand 22 % observent au contraire une dégradation), les prévisions pour le 2nd  semestre sont plus pessimistes, puisqu’ils ne sont plus que 27 % à anticiper une amélioration de la situation de leur entreprise par rapport au semestre précédent. En cause, un recul du chiffre d’affaires pour 31 % des entreprises et une baisse du taux de marge pour 44 % d’entre elles. De fait, la moitié des chefs d’entreprise interrogés disent ne pas avoir investi au 1er semestre et ne pas souhaiter le faire au 2nd semestre.

Dans le même temps, les dirigeants font face à une situation inédite sur le front de l’emploi. Plus de la moitié des dirigeants interrogés (51 %) cherchent à recruter. 94 % d’entre eux rencontrent des difficultés. La première raison évoquée est l’absence de candidats (74 %), devant le manque de compétences (47 %).

Et ce, alors même qu’un dirigeant sur quatre (24 %) est confronté à un turn-over important, dont la première cause est le souhait des salariés de « se consacrer à autre chose qu’à leur vie professionnelle » (53 %). Une donnée nouvelle, à la fois surprenante et inquiétante, révélée par l’enquête.

Face à cette situation qu’ils ont du mal à accepter, 84 % des chefs d’entreprise estiment qu’il est nécessaire de réformer le système actuel d’indemnisation des chômeurs, via l’assurance-chômage.

L’enquête dévoile aussi que la majorité des dirigeants de PME (65% des répondants) a augmenté les salaires de ses équipes en 2022. Et 58% d’entre eux, qu’ils l’aient déjà fait ou pas, prévoient de le faire d’ici la fin 2022.

Ils ont également largement recours aux instruments de partage de la valeur. Ainsi, le versement de primes est plébiscité dans les petites entreprises. Deux dirigeants de TPE-PME sur trois (68 %) ont versé récemment des primes à leurs salariés (49 % des primes individuelles et 41 % des primes PEPA). En revanche, une écrasante majorité de chefs d’entreprise (71 %) n’est pas favorable à la mise en place d’un dividende salarié qui prévoirait un mécanisme obligatoire de partage de la valeur, y compris dans les plus petites entreprises. Une alerte à entendre.

Télécharger l’enquête CPME « La santé économique et l’emploi dans les TPE-PME » 

*Enquête menée entre le 16 juin et le 12 juillet 2022, par l’envoi d’un questionnaire en ligne.

Communiqué de Presse le 19 juillet 2022

Pouvoir d’achat : des heures supplémentaires pour aider les TPE-PME et leurs salariés

Les entreprises peinent à recruter et certaines renoncent à des marchés, faute de salariés en nombre suffisant. Les « métiers en tension » n’existent plus. Tous les métiers sont concernés, partout en France.

Dans le même temps, si les employeurs font des efforts pour augmenter les salaires, tous, et notamment ceux qui sont à la tête de TPE-PME n’ont pas cette capacité, faute de marge suffisante. L’inflation appelle pourtant des réponses.

Dans ce contexte, et alors que le Parlement examine actuellement un projet de loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, il serait logique d’inciter les entreprises qui le peuvent à proposer des heures supplémentaires à leurs salariés.

Pour ce faire, la CPME suggère que les salariés des PME conservent la rémunération supplémentaire de 25% par heure travaillée au-delà de la 35ème heure. Les employeurs, eux, seraient assujettis aux cotisations sociales patronales sans majoration supplémentaire.

Un tel dispositif, dont le coût serait limité pour les finances publiques, permettrait de créer de la richesse supplémentaire, d’aider les employeurs à faire face à la pénurie de main-d’oeuvre et de donner un coup de pouce financier aux salariés concernés. Se contenter d’augmenter le plafond d’exonération fiscale des heures supplémentaires effectuées, c’est faire une partie du chemin seulement. Les parlementaires ont la possibilité d’agir pour aider réellement les TPE-PME et leurs salariés, au bénéfice de la collectivité toute entière.

Communiqué de Presse le 18 Juillet 2022

La CPME formule des propositions pour un ancrage territorial et la soutenabilité des entreprises ultramarines

Afin d’apporter sa contribution à la transformation nécessaire qui doit s’opérer dans les territoires ultramarins et donner du sens au caractère océanique de la France et de l’Europe, la CPME, en lien avec l’ensemble de ses structures ultramarines, a formulé des propositions pour répondre aux enjeux de court, moyen et long terme : en somme contribuer à la mise en œuvre d’un cadre renforcé de résilience territoriale économique.

Parmi ces propositions, figurent :

  • L’instauration d’un prêt de consolidation qui pourrait être porté par Bpifrance, afin de réduire l’endettement des entreprises. Il regrouperait toutes les échéances de l’entreprise et s’étalerait sur dix ans.
     
  • La création d’un comité local des financeurs prévu au sein de l’ANCT régional, sous l’égide du préfet afin de renforcer les capacités financières des entités publiques pour honorer les délais de paiement aux entreprises, qui sont 2,9 fois plus élevés en Outre-mer qu’en métropole et fragilisent la trésorerie des entreprises.
     
  • A moyen terme, renforcer l’ancrage territorial par le développement d’une politique d’apprentissage et d’alternance, grâce à la mobilisation de fonds européens pour contribuer à financer la formation continue des salariés. En parallèle, plafonner et augmenter les frais de déplacement en raison de l’étendue de certains de ces territoires.
     
  • Pour favoriser l’internationalisation des entreprises ultramarines, majorer le crédit d’impôt export et les financements à l’internationalisation des entreprises.

Découvrir les 10 propositions de la CPME pour un ancrage territorial et la soutenabilité des économies ultra marines.

Télécharger le document : Enjeux des délais de paiement en Outre-mer, propositions de la CPME

Communiqué de Presse le 12 juillet 2022